Droits et devoirs : un débat loin des caricatures (9/06/11)

Hier se tenait la Convention sur la Justice sociale organisée par l’UMP. Celle-ci s’inscrivait dans le prolongement du débat lancé par notre groupe « Droite sociale » sur les droits et devoirs.
J’y suis intervenu en conclusion de la première table ronde, très heureux de voir que le parti majoritaire n’avait pas reculé devant un débat essentiel pour notre société. Je crois que c’est appliquer à la lettre la philosophie de notre parti et du Président de la République que de ne pas laisser le politiquement correct dicter nos opinions.
Ce débat m’a notamment permis de démonter la caricature qu’il avait pu être fait de mes propos.
La première priorité que j’exprimais – et que partage l’immense majorité des Français – est très simple : il faut qu’il y ait une vraie différence entre les revenus du travail et les revenus de la solidarité. Le problème, ce n’est pas le RSA. Il a d’ailleurs amélioré les choses, mais cela ne signifie pas que tout est réglé et qu’il faille oublier ce sujet, au contraire.
Il faut donc encore améliorer la justice de notre système de protection sociale. Le sujet n’est pas simple, notamment du fait de l’empilement des aides versées aux bénéficiaires du RSA (CMU complémentaire, prime de Noël, etc.), qui varient parfois selon le lieu où l’on habite (dispense de taxe d’habitation, prime transport, dispense de frais de cantine…). Repousser un problème parce qu’il est complexe, ce n’est pas ma vision de la politique. Cela passera donc par des expérimentations. Plusieurs départements se sont déjà portés volontaires (Lozère, Loire, Haute-Loire, Eure-et-Loir, Bas-Rhin…) et je m’en réjouis.
Enfin, je tiens à souligner un point très important. La Droite sociale est attachée à ce que le gouvernement mène une politique sociale fort, c’est une évidence. Simplement, pour nous, faire du social, ce n’est pas enfermer les gens dans l’assistanat. Aider véritablement ceux qui souffrent, c’est leur remettre le pied à l’étrier et les accompagner vers le retour à l’activité. C’est pour cette raison que les 5 ou 10 heures de service social ne doivent pas être décrites comme une punition. C’est un contresens absolu dans lequel se complaît la gauche. En réalité il s’agit du meilleur moyen de venir en aide aux personnes en difficulté et de la seule façon de garantir la cohésion de notre société. Une société qui ne promeut pas le travail est une société qui régresse et perd toute substance. C’est peut-être ce que désire l’opposition. C’est ce que la Droite sociale refuse résolument.
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