Enseignement supérieur et recherche : le Ministère de l'avenir (08/07/11)

C’est pour moi un immense honneur que le Président de la République m’ait demandé de succéder à Valérie PÉCRESSE. Et c’est avec beaucoup d’émotion que je prends la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Je sais tout ce que je lui dois dans mon parcours personnel : j’ai eu le bonheur de rencontrer des enseignants et des chercheurs d’une qualité exceptionnelle, de ceux qui marquent une vie et qui décident d’un engagement.
C'est pourquoi je suis déterminé à poursuivre activement les réformes engagées avec Valérie PÉCRESSE, et je vais mobiliser tous les acteurs pour que ces réformes ambitieuses aient le plus d’effets concrets possibles sur le terrain, selon trois axes principaux.
1. Je veux aider les universités à tirer le meilleur parti possible de l’autonomie qu’elles viennent d’acquérir.
2. Je veux continuer à améliorer les conditions de vie étudiante, dans un contexte de démocratisation de l’enseignement supérieur. Cette question me tient particulièrement à cœur. Le premier rapport que j’ai préparé et rédigé en tant que député de Haute-Loire y était consacré.
3. Enfin, il nous reste à poursuivre un chantier particulièrement ambitieux et enthousiasmant : celui des investissements d’avenir : l’enseignement supérieur et la recherche sont depuis 2007, et resteront jusqu’à 2012, une priorité absolue du quinquennat. Sur les 35 milliards d’euros qui ont été mobilisés pour le programme d’investissements d’avenir, 22 milliards, c’est-à-dire près des deux tiers, sont consacrés directement aux universitaires et aux chercheurs. C’est considérable.
C’est ainsi qu’avec René Ricol, commissaire générale à l’investissement, nous avons cette semaine annoncé les résultats du premier appel à projets « Initiatives d’excellence » (IDEX) du programme d’investissements d’avenir : Bordeaux, Strasbourg et Paris Sciences et Lettres ont été retenus.
L’action « Initiatives d’excellence », dotée de 7,7 milliards d’euros, vise à faire émerger de 5 à 10 pôles d’enseignement supérieur et de recherche de rang international, capables de rivaliser avec les meilleures universités du monde. L’objectif du gouvernement est de tirer l’ensemble des établissements vers le haut. L’excellence est partout sur le territoire, et pas seulement dans les grandes métropoles universitaires. En tant qu’élu d’un petit département, je sais le rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche en termes d’aménagement du territoire. Les investissements d’avenir doivent permettre d’aider quelques-uns de nos pôles universitaires à affronter le XXIe siècle et les grandes universités mondiales. A ce titre, ces projets représentent l’avenir de la France.
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