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N’oublions pas le 21 avril… (09/12/09)

En entendant ces dernières semaines plusieurs responsables ( ?) politiques refuser le débat sur l’identité nationale, et pire refuser que les Français puissent en débattre, je me suis demandé si la classe politique avait bien compris ce qui c’était passé le 21 avril 2002.

Lorsque des politiques parlent de ce débat, que je considère comme essentiel pour construire notre avenir commun, comme une « discussion de bistrot », ont-ils conscience que ce n’est pas le gouvernement ou le Président de la République dont ils se moquent, mais bien des Français ?

Car la question n’est pas de savoir si ce débat doit avoir lieu. Car les Français ne nous ont pas attendu pour s’emparer de cette question, ils parlent d’identité nationale, précisément, dans les bistrots, les repas de famille, sur Internet… Pendant ce temps, quelques politiques et intellectuels enfermés dans leur bulle parisienne affichent pour la question de l’identité nationale un mépris qui rejaillit sur tous ceux que le sujet intéresse.

Il n’empêche que quand les élus du peuple sont à ce point déconnectés des réalités du terrain, lorsqu’on essaye d’étouffer certaines questions, cela donne des catastrophes comme celle du 21 avril.

A l’époque, ce sont les questions de sécurité que le gouvernement de Jospin refusait d’aborder. Aujourd’hui, la question posée est bien plus profonde, comme l’est l’erreur de ces hommes politiques qui refusent de la traiter.

C’est la question de notre identité, de nos valeurs communes et de notre projet commun qui est posée. Qui sommes-nous et que voulons-nous bâtir ensemble ? Quelle est notre réponse à la mondialisation et quelle société devons nous construire pour l’avenir ?

La responsabilité d’un élu, ce n’est pas de cacher sous le tapis le débat qu’il n’a pas envie de porter. C’est au contraire d’y contribuer, de le faire vivre. C’est à cette condition seulement que le politique peut être en mesure de répondre aux attentes et aux espoirs de nos concitoyens.

La polémique permanente, la stigmatisation des uns ou des autres, empêche ce débat si nécessaire de se dérouler paisiblement. Là encore, il en va de la responsabilité des élus d’éviter ces bassesses et de recentrer les discussions sur le fond du problème de l’identité nationale. Ce débat est noble, il est essentiel pour construire la France de demain. Si l’on souhaite qu’il en sorte un projet d’avenir, il faut cesser de le rabaisser. Il est désormais évident que la question de notre identité ne peut plus être traitée comme au siècle dernier. Nous devons donner à la question de l’identité nationale la place qu’elle mérite.

Commentaire(s) : Cet article a été consulté 314 fois

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15/12/2009 16:20Maréchal Didier
Monsieur le Ministre

Vos arguments sont irréfutables pour ce qui est de la nécessité de la tenue de ce débat.

Mais quelles actions concrètes seront mises en oeuvre? Qui participera effectivement aux débats locaux, puisqu’une sélection est prévue ?Une "censure" des propositions des Français sera t-elle mise en place?
Et en cas de besoin, comment M.Besson refermera t-il la boite de Pandore?
Pour conclure,je souhaite bon courage au gouvernement pour conclure de manière pertinente ce débat.
(Un détail)vous indiquez:"ce qui c’était passé le 21 avril 2002".J'aurais plutôt écrit "ce qui s’était passé..."
Bien à vous
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