Mon actualité

Pour mieux me suivre

Mémoriser le mot de passe
     Mot de passe oublié
     >> Créer mon compte

Objectif : 1 jeune sur 5 en alternance en 2015 (10/12/09)



Un constat : notre système de formation est beaucoup trop théorique : dans ces conditions, les entreprises ne veulent pas embaucher de jeunes qui ne sont pas opérationnels, et les jeunes n’arrivent pas à décrocher leur premier emploi qui leur permettrait d’acquérir l’expérience nécessaire.

L’alternance est un outil pertinent pour sortir de ce cercle vicieux. C’est un choix gagnant pour tout le monde : pour le jeune, c’est l’assurance d’accéder à une formation gratuite débouchant sur un diplôme, de percevoir une rémunération et d’acquérir une expérience ; pour l’entreprise, c’est la possibilité de former des salariés directement à ses métiers et de fidéliser les jeunes dans le cadre de leurs politiques de recrutement ; pour la collectivité publique, le jeune ou l’entreprise, c’est un taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation de l’ordre de 70 à 80%

Ce que je constate, c’est qu’en France l’alternance fonctionne, mais qu’elle progresse trop faiblement, si on compare par exemple à l’Allemagne, où je me suis rendu il y a trois semaines. Des efforts ont été faits ces dernières années (+10 à 15% environ en 5 ans), mais il faut franchir un palier supplémentaire, à la fois quantitatif et qualitatif. Je souhaite qu’on puisse se fixer un cap et un objectif : qu’1 jeune sur 5 soit en formation par alternance à horizon 2015.

C’est pourquoi je souhaite, dans le prolongement du rapport que m’a remis Henri Proglio aujourd’hui, lancer des ateliers de l’apprentissage et l’alternance où ces différents points seront à l’ordre du jour. Ces ateliers auront pour mission de faire des propositions opérationnelles d’ici février prochain et d’apporter des réponses concrètes à trois questions majeures : comment aider les apprentis dans leur vie quotidienne concernant le logement, le transport, l’achat de matériel, le choix d’une formation, la recherche de son entreprise... ? comment développer l’alternance, non seulement dans les métiers manuels mais aussi les métiers du tertiaire et à tous les niveaux de cursus ? Et enfin comment aider les entreprises à s’engager encore davantage dans les formations en alternance en simplifiant les démarches et les financements ?

Ces trois ateliers de travail seront pilotés par des experts qui pratiquent l’alternance au quotidien et qui ont accepté de s’engager dans l’intérêt général à travailler sur ces questions et je tiens à leur rendre hommage : Didier MALAMAS DRH du groupe Eiffage, Christian DAPILLY, DRH adjoint de Veolia Environnement, Gilles VERMOT-DESROCHES, Directeur du développement durable de Schneider electric.

Rendez-vous dans deux mois pour les conclusions.

Commentaire(s) : Cet article a été consulté 668 fois

Ce site se veut un lieu d'échange ou chacun est libre d'exprimer son opinion, mais l'agressivité, les insultes, les propos racistes ou contrevenant à la loi sont proscrits... Le modérateur se réserve le droit du supprimer tout commentaire qui ne respecte pas cette déontologie
15/01/2010 20:02EYRAUD Claudette
Un jeune sur cinq en alternance cela serait bien mais je dirais plus d'un jeune sur cinq et cela serait encore mieux. Souvenons nous du temps passé qui n'est pas très loin et ou le savoir se transmettait de père en fils ou d'artisan à employé. A cette époque meme illettré on apprenait un métier. Sans vouloir négliger l'éducation ou l'illettrisme exclue de la société, nous pouvons penser que la transmittion des gestes et des savoirs est encore primordiale de nos jours. Savoir faire est aussi important que savoir.
Vous devez vous identifier pour commenter
Retour