La sécheresse de ces derniers mois n'a pas été sans conséquence pour la Haute-Loire. Les premières victimes en sont nos agriculteurs. Dès les premiers signes de cette crise, je suis allé sur le terrain pour me rendre compte de la situation. Il était urgent d'agir et de proposer des mesures concrètes pour aider nos agriculteurs.

Quand des usines brûlent, on met tout en œuvre pour aider les industriels. Alors, quand on est face a une catastrophe climatique de cette ampleur, pas question de laisser nos agriculteurs de côté !
J'ai rencontré Bernard Chalendard, et ses associés au GAEC de Montcharet à la Pradette de Montusclat, qui ont été durement touchés par la sécheresse et qui n’ont pu constituer de stocks suffisants pour passer l’hiver. Ils ont perdu plus de la moitié de leur récolte cette année. Grâce à la solidarité agricole, ils ont pu être approvisionnés en paille vendredi grâce à un convoi en provenance de la Marne pour combler leur manque à gagner et poursuivre malgré tout leur activité.
D’autres exploitations ont pu bénéficier de ce type d’approvisionnement, soit près de 8 000 tonnes de paille en tout pour notre département, avec un coût de revient estimé à 120 euros la tonne pour les exploitants.

Une aide de l’Etat a pu être versée sous forme d’acompte pour l’instant à 35 % des exploitations qui ont essuyé les revers de la sécheresse. Toutes ces facilités ne sont pas des cadeaux aux agriculteurs mais bien des coups de pouce pour les aider à franchir un cap difficile, et à long terme, pour sauvegarder nos emplois dans ce milieu.
Je me suis battu pour qu'un maximum de zones soit reconnu au titre des calamités agricoles. Ce n'est pas évident, il reste encore des communes non classées. On va essayer d’obtenir le classement de plusieurs cantons et notamment autour de la vallée de la Loire et dans l’Yssingelais. Je suis le dossier de très près, pour faire bouger les choses.