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Zéro charges - déjà 500 000 embauches (6/10/09)



Déplacement ce matin chez un artisan boulanger à Paris, pour fêter la 500 000 ème embauches liées à Zéro charges. La preuve que quand une mesure est simple et lisible, elle obtient tout de suite des résultats.

Rappel du principe : toutes les embauches sont concernées, dès lors qu’elles sont pour plus d’un mois et qu’elles concernent les salariés payés entre le Smic et 1,6 fois le Smic. Les renouvellements de CDD sont aussi admis. L’aide est versée sur simple demande à Pôle Emploi. 

C’est le coup de pouce qui manquait parfois pour passer le cap de l’embauche supplémentaire ou du renouvellement de CDD. L’aide est efficacement ciblée sur les TPE et les faibles et moyennes rémunérations, ce qui permet de viser les emplois les plus fragiles dans la période de crise actuelle. Du coup, des emplois sont sauvegardés ou créés dans de nombreuses entreprises grâce à la mesure. Et pour d’autres entreprises c’est une aide à la trésorerie qui est la bienvenue dans le contexte actuel. Et contrairement à certaines craintes qui ont pu s'exprimer,  la qualité des embauches réalisées n’est pas dégradée, bien au contraire : environ 40% des embauches se font en CDI, contre 30% en moyenne les années passées dans les entreprises de moins de 10 salariés. Ce sont surtout les TTPE qui en bénéficient : 2/3 des embauches qui bénéficient de l’aide sont réalisées dans des entreprises de 3 salariés ou moins.

Dans ces conditions, et alors que la situation sur le marché de l'emploi reste tendue, il me semblait indispensable de prolonger cette mesure : Zérocharges continuera donc d’être versée pour toutes les embauches réalisées jusqu'à fin juin 2010, pour une durée maximale de 12 mois à compter de la date d’embauche.

Commentaire(s) : Cet article a été consulté 514 fois

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01/02/2010 16:34BERNAUD David
Mr Didier Marechal,

Je relève quelques points de désaccord :
- Dans votre discours sur le boulanger, qui peut relancer la consommation de pain en France (outre le fait que ça ne semble pas une bonne chose, le pain ayant des vertus diététiques vous en conviendrez assez controversées ;)), vous oubliez que de facto, les fameuses machines à pain n'étant plus utiles, il y aura crise sur ce marché avec moins de production, moins de distribution et donc moins d'emploi..c'est mécanique.
- Vous confondez la doctrine de Malthus, le modèle malthuisien et le néo-malthusianisme.
- La technologie peut trouver des solutions efficaces aux problèmes de la planète (êtes vous un proche de Claude Allègre ? ;) ), mais il faut avouer que l'urgence est pour tout de suite. La bio diversité en danger, l'épuisement des ressources, les émissions polluantes, sont des problèmes immédiats. La science pourra bien inventer le procédé pour transformer la feuille de chanvre en Aluminium, il faudra des dizaines d'années. Par ailleurs, les différents ecceuils montrent qu'il faut un temps de conception, de réalisation, et aussi de test d'innocuité : combien d'innovation techno-industrielles se révèle à terme être dangereuses pour l'homme ?

Bien à vous cher Didier.
13/12/2009 13:10Maréchal Didier
Monsieur le Ministre,

J’évalue qu’une moitié des 500.000 embauches, soit 250.000 est une embauche de remplacement ( suite à démission ) ou aurait eu lieu, même sans prime, car était souhaitée, notamment suite à un accroissement d'activité.
Par ailleurs, la mise en place de ce dispositif est la reconnaissance du fait que les salaires sont trop chargés en France.
Nos vrais entrepreneurs ont tous besoin de moins de charges ( fiscales, sociales) et n'ont pas besoin de subvention. Pour que cela soit possible, les dépenses de l’Etat et des collectivités locales doivent baisser de 20 % ( et donc diminuer le nombre total de fonctionnaires d’un million).Un travail de réduction des dépenses sociales ( retraites, hôpitaux,…) doit être aussi mené sans tarder.
Laissez le marché fonctionner sans le brider, supprimer le salaire minimum qui détruit l'emploi non qualifié, redonner la liberté de licencier ( aussi facilement que de rompre un PACS)et les recrutements suivront.
Je suis d'accord avec l'entrée en matière de M.David Bernaud.
Je suis d'un avis très différent sur la suite. Un boulanger peut aussi vouloir embaucher pour travailler moins dans son commerce ( pour plus de temps libre ou pour mettre au point un nouveau projet d'entreprise).
Il est toutefois vrai que la consommation de pain n'est pas très extensible. Toutefois, si le niveau de son rapport qualité/prix croit, sa consommation s'élèvera aussi. Et les appareils individuels de fabrication du pain prendront la poussière dans les placards.
Les propos malthusiens sont de retour ( les plus anciens se souviennent du rapport du Club de Rome de 1972).
Malthus était un pasteur et croyait en Dieu.Mais il n'avait pas l'Espérance que l'Homme trouverait les solutions à ses problèmes. Mais pour cela, il faut travailler dur, ne pas "con. fisc..er" le fruit du travail des bosseurs au profit des ...autres. Les progrès technologiques à venir du 21ème siècle sont immenses. Malheureusement, notre beau pays préfère mettre sous perfusion nos activités en déclin ( automobile, Heuliez,..) plutôt que de favoriser les activités d'avenir ( biotechnologie, OGM, ...)
Pour finir, je prie Dieu pour que nos gouvernants fasse plus confiance au marché et à l’initiative des Français et prêtent moins d’attentions à leurs conseillers interventionnistes.
Bon courage, donc, dans cette voie qui est notre seul avenir.
20/11/2009 10:58BERNAUD David
Et au bout de 12 mois quand il faut payer les charges, il se passe quoi ?
La croissance de main d'oeuvre dans une entreprise n'est soutenable que si l'activité de l'entreprise croit. Dans un marché fini (peu de TPE exportent), le developpement des uns se fait au dépend des autres. Le boulanger qui va embaucher, si il peut maintenir son embauche, c'est qu'il vend plus de pain. Il est donc logique et évident que la moyenne des français n'étant pas prise soudainement d'une fringale les poussant à surconsommer le pain, son developpement se fait au détriment des autres boulangers, qui eux verront leur activité décroite, et donc licencieront.
Je ne sais pas ce qui vous oblige systématiquement en pensant aux politiques de l'emploi, à mépriser le simple fait que la croissance d'un secteur et donc la création d'emploi n'est pas possible dans des marchés bornés et finis.
Pourquoi mépriser l'évidence : pour l'avenir de notre planète, nous devons consommer moins. Celà impliquera forcément moins de travail salarié. Il faudrait alors d'avantage parler de épartition des richesses, de partage du travail, plutôt qu'inventer rustines sur rustines à grand renforts d'énergie et d'argent, et dont la porté même si mesurable à court terme, est mécaniquement inutile dès le moyen terme.
Bien à vous.
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